part. C’est la manière de la maison. Aparthés dessine une maroquinerie et un vestiaire, façonnés en Europe, depuis Paris, le tout fait pour rester.
Une pièce commence par un dessin, tracé quand une idée nous traverse l’esprit. Nous le retravaillons, nous pensons la matière, et il part en prototypage en Europe, la destination variant entre la maroquinerie et le vestiaire. Le premier prototype se retravaille jusqu’à tomber juste.
Une pièce part en confection quand la matière et le prototype sont fixés.
Chaque pièce est reprise en main avant de partir. Un défaut est définitif. La pièce sort du lot, repart en atelier et devient autre chose. Aucune pièce ne sort de l’atelier sans validation finale.
Chaque pièce a sa fiche : composition, origine, atelier, date de fabrication, numéro de série, entretien. L’étiquette en porte l’essentiel, la fiche va plus loin.

Nous travaillons de deux façons, aussi différentes que complémentaires.
La série d’abord. Un vestiaire et une maroquinerie qu’on garde, qu’on refait, qu’on améliore. C’est là qu’on met au point les formes, les patrons, les finitions.
Puis l’édition confidentielle, la part libre de la maison. Nous y reprenons une forme que nous voulons revoir, nous y essayons un modèle qui n’existe pas encore, nous y réveillons un cuir qui dormait. Le nombre de pièces est arrêté avant que nous commencions, et quand il est atteint, l’édition est close.
La série nourrit l’édition. L’édition nourrit la série.
La maroquinerie se fait à Ubrique, un village d’Andalousie qui vit du cuir depuis des générations. Ubrique coud pour les maisons dont on connaît tous le nom. Nous y allons pour la main, pour le savoir-faire.
Le vestiaire se coud en Europe, principalement au Portugal. Le pays a gardé ses ateliers quand presque partout ailleurs ils fermaient.
D’un atelier à l’autre, une pièce s’attend.
Sur la maroquinerie, une puce sans contact est cousue dans la doublure. Le téléphone dessus ; la fiche s’ouvre : composition, origine, atelier, date de fabrication, numéro de série, entretien. Elle est là pour informer et pour certifier l’authenticité.
Les charms en sont aussi pourvus, la puce logée là où elle ne se sent pas. Quant au vestiaire, nous avons fait le choix de ne pas en mettre.
Un fournisseur refuse une origine, la fiche dit inconnu.
La puce est passive, pas de pile, rien à recharger, rien qui se sente sous le doigt, elle ne suit personne, elle répond à l’approche d’un téléphone.
Aparthés est née à Paris en 2026. Elle avance par chapitres : certains dureront des années, d’autres le temps d’une saison. Le chapitre 0 ouvre au second semestre 2027 : trois pièces, deux de maroquinerie et la première du vestiaire.
Paris a vu naître la maison. Elle n’y restera pas. On y vit, mais on n’y tient pas en place. Le monde nous inspire.
Ne rien manquer de ce qui vient.
Inscrivez‑vous pour voir les premières pièces avant tout le monde : les prototypes se dévoilent d’ici fin 2026, le Chapitre 0 ouvre au second semestre 2027.
Merci. À bientôt.