Journal · Chronique 08 · Le parti pris

Le faux.

Le faux a fait d’énormes progrès. De loin, il trompe. De près, il se trahit toujours ; et certaines marques comptent sur le fait qu’on ne regarde pas de près.

Été 2027·Aparthés·Le parti pris
Blanchisserie industrielle, machines en inox

Qu’est-ce que le faux ? Des matières fabriquées par un processus industriel, qui n’ont jamais connu la lumière du soleil ; ni un coton dans un champ, ni une vache dans un pré. Les plus répandues portent des noms qu’on connaît tous : le polyester, le faux cuir, l’acrylique. Le faux imite le grain du cuir, la laine, la soie. Il imite l’apparence, jamais le comportement.

Enchevêtrement de fibres synthétiques

Nous ne jugeons pas ceux qui achètent le faux. Nous jugeons les marques qui le vendent pour du vrai : le faux cuir rebaptisé « cuir végétal », plastique sorti d’usine par un des procédés les plus polluants qui soient, maquillé en geste écologique. Et celles qui alignent des vêtements à plusieurs centaines d’euros sans même 1 % de fibre naturelle à l’intérieur, et appellent ça du luxe.

Le polyester ne respire pas. Le faux cuir ne se patine pas. L’acrylique ne tient pas chaud comme la laine ; il garde la sueur et lâche la forme. Le synthétique est figé le jour où on l’achète, et il le reste jusqu’à ce qu’il craque.

Le faux coûte moins cher, et nous ne faisons pas semblant du contraire. Un faux cuir vaut quelques euros le mètre ; une vraie peau pleine fleur, dix fois plus. Le vrai n’est pas accessible à tout le monde tout le temps, et cette question mérite mieux que du mépris.

« Le faux n’est pas le problème. Le mensonge l’est. »

Le faux se trahit à l’envers. Un vrai cuir a un dos de cuir ; un faux, un dos de tissu. Le mensonge se cache toujours du côté qu’on ne montre pas. Nous, nous écrivons tout ; sur l’endroit comme sur l’envers.

Un faux cuir peut être beau à regarder. À la main, à l’usage, dans le temps, c’est une autre histoire ; la matière, elle, ne ment pas.

Qu’est-ce que le faux ? Des matières fabriquées par un processus industriel, qui n’ont jamais connu la lumière du soleil ; ni un coton dans un champ, ni une vache dans un pré. Les plus répandues portent des noms qu’on connaît tous : le polyester, le faux cuir, l’acrylique. Le faux imite le grain du cuir, la laine, la soie. Il imite l’apparence, jamais le comportement.

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Enchevêtrement de fibres synthétiques

Nous ne jugeons pas ceux qui achètent le faux. Nous jugeons les marques qui le vendent pour du vrai : le faux cuir rebaptisé « cuir végétal », plastique sorti d’usine par un des procédés les plus polluants qui soient, maquillé en geste écologique. Et celles qui alignent des vêtements à plusieurs centaines d’euros sans même 1 % de fibre naturelle à l’intérieur, et appellent ça du luxe.

Le polyester ne respire pas. Le faux cuir ne se patine pas. L’acrylique ne tient pas chaud comme la laine ; il garde la sueur et lâche la forme. Le synthétique est figé le jour où on l’achète, et il le reste jusqu’à ce qu’il craque.

Le faux coûte moins cher, et nous ne faisons pas semblant du contraire. Un faux cuir vaut quelques euros le mètre ; une vraie peau pleine fleur, dix fois plus. Le vrai n’est pas accessible à tout le monde tout le temps, et cette question mérite mieux que du mépris.

« Le faux n’est pas le problème. Le mensonge l’est. »

Le faux se trahit à l’envers. Un vrai cuir a un dos de cuir ; un faux, un dos de tissu. Le mensonge se cache toujours du côté qu’on ne montre pas. Nous, nous écrivons tout ; sur l’endroit comme sur l’envers.

Un faux cuir peut être beau à regarder. À la main, à l’usage, dans le temps, c’est une autre histoire ; la matière, elle, ne ment pas.

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